Petites histoires de la démesure
 
L'île des esclaves
de Marivaux

Création juillet 2021

Spectacle tout-public à partir de 7 ans pouvant se jouer partout

Adaptation des mythes du roi Midas et du roi Erysichton dans les Métamorphoses d'Ovide

Mise en scène et écriture : Géraldine Szajman

Collaboration artistique : Vincent Marguet

Avec Manon Combes - comédienne et Vivien Lenon - musicien

Création musicale : Vivien Lenon

Durée approximative : 45 minutes

Besoin d’un branchement électrique

Public en arc de cercle

PETITES HISTOIRES DE LA DÉMESURE  est une création pensée comme un spectacle tout-terrain, pouvant être joué partout, pour tout public (à partir de 7 ans). Un spectacle théâtral et sonore qui met en scène et en jeu l’art de raconter et de transmettre : une comédienne, un musicien, un public en arc de cercle.

Deux mythes, celui du roi Erysichton et celui du roi Midas, nous parviennent du fond des temps et pourtant racontent des images précises de ce que nous vivons aujourd’hui, de ce que nous sommes. Deux mythes qui interrogent la façon dont l’humain habite le monde, de la manière dont il sait ou non user raisonnablement des bienfaits que la nature lui octroie.

CRIME ÉCOLOGIQUE ET CUPIDITÉ

Ces deux rois souffrent de l’antique hybris : la démesure. Les deux rois sont noyés par leur pulsion, le premier de pouvoir, le second de possession et ne mesurent à aucun instant la portée de leurs actes. Nous sommes tous Midas ou Erysichton. Et en même temps, ces deux mythes sont d’extraordinaires métaphores de notre société : une société autophage, une société qui pourrait se dévorer elle-même. Deux histoires qui font écho aux questions légitimes que nous nous posons sur nous-même, sur la société, sur la politique, sur les choix de civilisation, sur le monde et les grands enjeux contemporains.

Le mythe d’Erysichton, « celui qui fend la terre », parle des rapports entre l’humain et la nature, et surtout de la violence que fait subir le premier sur la seconde. L’histoire du roi Midas nous parle d’obsession. Elle met en scène un homme qui souhaite amasser, posséder toujours plus : quand le profit prend priorité sur la valeur de la vie.

Ici, il est question de fantastique, d’allégorie, d’intervention de dieux antiques, d’apparition de la nature et de sensations personnifiées.
Ici, il est question de justice symbolique : celui qui a mutilé la terre finit par se mutiler lui-même, celui qui veut posséder plus se dépossède de lui- même. Ils en viennent tous deux à détruire leur rapport au monde.
Jusqu’où peut aller la démesure d’un seul individu, d’un groupe, d’une société, de l’humanité ?

NOUS SOMMES DES GRIOTS CONTEMPORAINS

PETITES HISTOIRES DE LA DÉMESURE est un spectacle qui invite à se retrouver, artistes et spectateurs, sans fioriture, dans un rapport joyeux, direct et généreux. L’artiste est au centre du plateau, le spectateur au centre du public. Un spectacle tout-terrain, toujours en mouvement, car il nous faudra toujours rechercher le juste rapport avec le public, dans le but de nous rassembler, l’instant de la représentation. Nous prenons exemple sur des univers proches des griots africains, de l’histoire racontée au coin du feu, des conteurs afin de créer un spectacle où le spectateur est accueilli, invité à se joindre à cet instant de partage.

Grâce au développement des outils dédiés à la MAO (Musique Assistée par Ordinateur), nous pouvons faire cohabiter un orchestre symphonique, des percussions du monde entier, des synthétiseurs de toutes générations et les faire jouer ensemble par
une seule et même personne. Cette technique permet d'emmener tout un univers musical riche n'importe où. Grâce à l’improvisation instrumentale organique et traditionnelle en harmonie avec la comédienne et le public, nous rendons le spectacle totalement immersif afin de faire entrer respectueusement la tradition du griot dans l'ère contemporaine.

La représentation débute par l’accueil du public, dans un moment de véritable interaction. Le spectacle a déjà commencé. La mémoire devient collective. Le temps se suspend. Les pas se font danse. Les mots poésie. Les sons musique. Nous passons de l’espace de la représentation au royaume de Thessalie. Nous rencontrons Dionysos et la déesse Démetér. La musique, le jeu généreux nous entraînent dans la fiction. C’est l’histoire qui vient aux spectateurs dans un partage simple et primaire des émotions pour y prendre du plaisir, ensemble, et frémir, rire ou s’interroger.

Petites histoires de la démesure

Mise en scène Géraldine Szajman

avec Baptiste Drouillac, Clémentine Lebocey, Yasmine Nadifi, Vincent Marguet et Géraldine Szajman

Lumières Vivien Lenon

Costumes et scénographie Karine Loisy

D'anciens esclaves grecs ont fui leur condition en prenant la mer pour occuper une île et y établir leur propre République, leurs propres règles, leurs propres lois.
A la suite d'un naufrage, Iphicrate suivi par son valet Arlequin s'y échouent. Survient l'un des dirigeants de l'île, Trivelin, accompagné de deux autres naufragées, Euphrosine et sa femme de chambre Cléanthis. La loi de l'île impose de rééduquer les maîtres que le hasard y dépose. Ici, les rôles sont inversés.


L’expérience menée, inverser les rôles, ne mène nulle part, ne résout rien. Que nous reste-il ? Ne plus distribuer les rôles, tout simplement ? L’enjeu d’une mise en scène de L'Ile des esclaves est-elle d’éprouver la simplicité dans sa complexité ?

Je veux monter un spectacle qui a du sens ici et maintenant, qui puisse parler à tous, et convie un discours violent et joyeux, philosophique et non moins engagé. Les récents évènements de soulèvement populaire, les multiples grèves en réponse à différentes réformes gouvernementales, le mouvement des Gilets Jaunes, m’interrogent sur mon propre désir de société utopique. Plus que tout, le texte pose la question du pouvoir : pourquoi le posséder ? Qui sommes-nous quand nous nous l’approprions ? Quand nous en sommes écartés ? Comment résister à son attrait ? La pièce nous convie à traverser un scénario, une fiction incroyable. Nous éprouvons l’ivresse de la parole. Ici, la parole fait acte. Le discours est véritablement le moteur du théâtre : un lieu où s’affrontent les différents points de vue, un élément déclencheur d’un engouement populaire et créateur de lien social. Comme le théâtre, le lieu où se déroule l'action, l'île, est choisi comme un lieu d'expérimentation de réforme sociale.

Une interprétation concentrée sur l’essentiel : jouer .

Je cherche à utiliser la présence de l’acteur-créateur pour inventer la mise en scène en laissant la langue de Marivaux, littéraire, précise, rythmée, habiter les corps. Je fais confiance aux interprètes pour leur engagement dans le texte et que toute l’équipe travaille ici sur un théâtre de l’urgence à dire, à raconter, à inventer, à partager et à créer plus qu’une passerelle entre le public et la fiction. Ce qui est formidable c’est qu’en restant fidèle à l’écriture de Marivaux, on se rend compte qu’il laisse la place aux acteurs pour l’invention. Les personnages sont sans cesse en situation

d’improvisation. Tout se joue par le jeu. La musique, le chant, la danse auront toutes leurs places pour soutenir la dramaturgie, pour inventer cette « bulle » d’utopie, pour créer un univers festif. Nous prenons au pied levé l’indication à la fin du texte de Marivaux : une invitation à la fête qui introduit un divertissement chanté. Cette apogée festive laisse une très grande ouverture à l’imaginaire du public. Les spectateurs deviendront le temps du spectacle les habitants de cette île utopique et Trivelin leur porte-parole : d’anciens esclaves affranchis d'un pouvoir qui les oppressait... le sont-ils vraiment ?

 

Un dispositif scénique quadri-frontal.

Notre île est le lieu où se joue la pièce : au centre du public, dans un dispositif quadri-frontal. L’espace de représentation devient alors une arène, un tribunal, un ring de boxe ou de catch : un terrain d’expériences pour les acteurs et les spectateurs. Cette langue puissante de Marivaux résonnera sans artifices, se jouant d’une transposition contemporaine. Le spectacle est à la fois l’objet et l’enjeu. Nous interrogerons le théâtre et sa nécessité, en faisant la tentative de faire fusionner l’espace de la fiction et l’espace du spectateur, de réunir en un même lieu acteurs et spectateurs autour de la question philosophique posée par Marivaux : peut-on révolutionner les rapports humains ?

Géraldine Szajman 

L'Ile des esclaves de Marivaux
Une Odyssée

Création collective  d'après Homère et Virgile

Texte et mise en scène Géraldine Szajman

assistante à la mise en scène Aurélie Delas

Avec Mathilde Evano, Fanny Santer, Vincent Marguet, Sylvain Mossot,

Johan Emi Mpuiba et Rémy Péray

Chorégraphie: Fanny Santer

Création sonore: Rémy Péray

Création lumières: Johan Emi Mpuiba

Avec le soutien de la SPEDIDAM, de la ville de Pantin

et de la ville de Romainville

"Malheur à moi! quand Zeus rend la terre à mes yeux, contre toute espérance, lorsque j'ai réussi à franchir cet abîme, pas une cale en vue où je puisse sortir de cette mer d'écumes!"

Un spectacle pour raconter une histoire.

L’histoire d’un des poèmes fondateurs de la civilisation européenne, une de nos premières grandes épopées.

Raconter une épopée, cette odyssée, le voyage d’Ulysse qui cherche à rentrer chez lui, Ulysse exilé malgré lui jusqu’à devenir personne, jusqu’à en perdre son identité.

Raconter ce sujet encore et toujours d’actualité en passant par le sensible, par la poésie. 

Nous parlerons d’exil, d’identité, de voyage à travers la mer Méditerranée. En racontant, nous, artistes d’aujourd’hui, l’Odyssée de l’aède Homère.

Mettre en spectacle cette histoire qui place la nécessité de la parole, de la transmission au centre de la mémoire, du récit raconté.

La cause de l’exil d’Ulysse est une guerre qui ne s’achève pas par la volonté des dieux. 

Homère raconte la guerre de Troie, la volonté de Zeus, d’Athéna, de Poséidon, mais aussi la responsabilité humaine, le libre-arbitre et la destinée des Hommes.

Aujourd’hui nous parlerons de conflits géo-politiques ou de conflits économiques. Mais au cours de son périple, Ulysse en revient toujours à replonger dans le bouillonnement de la mer Méditerranée.

Il explore le monde humain jusqu’à ses frontières.

Raconter cette histoire pour raconter notre présent.

CHAOS ou l'étincelle de Prométhée

Création collective, texte de Géraldine Szajman et d’après Hésiode et Platon

Assistante à la mise en scène Aurélie Delas

Collaboration artistique : Jean-Louis Heckel

Scénographie : Karine Loisy

 

Distribution Yasmine Nadifi, Clémentine Lebocey et Vincent Marguet

 

avec le soutien de La Nef-Manufacture d’Utopies, Théâtre de la Jonquière et Ville de Pantin

 

A partir de 7 ans

 

 

Une cuisine.

Dans cette cuisine, une famille qui dîne.

Dans cette famille qui dîne, un enfant qui réfléchit.

Qui s’interroge sur les mystères de la vie. Pourquoi je suis là? 

Il s’engouffre dans ses questionnements, dans ses angoisses, ses peurs de ne pas comprendre.

Pour répondre, son imagination va l’entraîner dans la formidable épopée mythologique de la création de l’univers jusqu’à l’apparition de Pandore et de sa boîte. 

Une cuisine où s’affrontent et se rencontrent le chaos, les dieux grecs, le titan Prométhée et les hommes et les femmes. 

 

 

Il y a des choses qu’on sait: l’univers est vieux de 4 milliards d’années, l’univers est composé d’atomes, nous aussi nous sommes faits d’atomes, nous sommes l’univers, nous sommes donc vieux de 13,5 milliards d’années.

 

Mais il y a des choses qu’on ne comprend pas, qui nous dépassent. Comme des enfants, nous évoluons dans un monde où savoir les choses ne signifie pas les comprendre.C’est pourquoi, dans l’Antiquité, l’homme a crée la Mythologie, et même avant cette époque, il a inventé l’histoire. Il ne sert à rien de se demander si la Mythologie s’est vraiment passée, ce qui importe c’est que l’histoire elle, existe.

 

La création du monde, c’est donc aussi une histoire. Elle est (certes) faite de photons, d’atomes et d’explosions subatomiques, mais elle est aussi faite de lumière, de couleurs et de rencontres.

 

Tout part d’une cuisine, tout part d’un Gamin, tout part d’une question.

 

CALENDRIER saison 2015/2016

Résidence de création du 3 au 16 aout 2015 et du 7 au 11 mai 2016 à la Nef-Manufacture d’Utopies Pantin

Présentation de maquette le 17 novembre 2015 à 14h30 à la Générale-Paris dans le cadre du festival jeune public « Eveil d’Automne »

Représentations du 20 au 29 avril 2016 au Théâtre de la Jonquière Paris

Action éducative à l’école - Portail  de la Mairie de Pantin auprès de deux classes de CE1

Représentations le 2 aout au Théâtre du Fil de l’eau-Pantin 

 

CALENDRIER saison 2016/2017

18 novembre à Chatenay-Malabry

du 23 au 27 janvier au Studio Théâtre de Charenton

2 mai à l’Espace Diamant à Ajaccio

 

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Sous-Sol

D'après Les carnets de sous-sol de Dostoïevski

 

Adaptation et mise en scène Vincent Marguet

Avec Anaïs Beluze et Gilles Hoyer

 

Dans son roman, Dostoïevski écrit un homme qui écrit et qui a pour fin qu’il ne soit jamais lu.Le lecteur lit un homme qui écrit  tout en sachant que c’est Dostoïevski qui l’a écrit. Le lecteur, par l’acceptation de ce principe entre dans le jeu et plonge ainsi dans un passé qui devient alors présent pour lui. 

Et c’est toute la force de ce roman de Dostoïevski. Il n’est pas seulement un grand penseur, un grand philosophe, c’est un grand romancier, qui sait jouer avec le lecteur, qui le captive, voire l’envoûte. Au théâtre, un homme joue un homme qui a pour fin qu’il ne soit pas vu.Le spectateur regarde un homme qui joue tout en sachant que c’est avant tout un homme qui est. Voici la clé de voûte de ma mise en scène, de notre recherche. Avant l’histoire, avant le sujet de la pièce, avant le thème lui-même, ce principe est la base de notre travail; c’est-à-dire jouer avec cette convention théâtrale qui nous permettra de naviguer entre la pièce et l’expérience, entre l’histoire et l’évènement, entre le passé et le présent.

 

 

"Soudain, auprès de moi, je vis deux yeux ouverts, qui me

 fixaient, curieux, obtus. Ce regard, il était froid, indifférent,

        lugubre, totalement étranger. Il pesait ce regard.

 Une pensée lugubre surgit alors dans mon cerveau, me parcourut le

  corps comme une répulsion, un peu celle qu'on éprouve quand on

           pénètre dans un sous-sol humide et renfermé."

 

 

Présentation de maquette le 3 février 2015 à Confluences-Paris

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